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Historique du Plan Saint-Laurent

Le fleuve : notre patrimoine historique


Le Saint-Laurent a forgé l’identité culturelle québécoise. Dès leur arrivée en Amérique, les Européens furent fascinés par cet immense fleuve. C’est lui qui a permis au Québec, et à Montréal, de se développer. Tout y était rattaché : les communication, le commerce des fourrures, le transport, la guerre, l’alimentation.

Développement et croissance : dégradation de la santé du fleuve

Le développement économique du Québec et de la région des Grands Lacs a fortement contribué à la détérioration de la santé du Saint-Laurent. Pendant longtemps, on se préoccupait peu de ce qui y aboutissait du moment que le courant l’emportait. Le fleuve est vite devenu une canalisation servant à transporter les eaux usées des villes, des industries et des terres agricoles.

Au cours des années 50, les Québécois renoncent progressivement à s’y baigner et certaines espèces animales et végétales disparaissent. Vingt ans plus tard, la dégradation des eaux du fleuve atteint un seuil critique. Il faudra attendre 1978 pour que le gouvernement du Québec mettent en place un vaste programme d’assainissement des eaux usées municipales en construisant plus de 600 usines d’épuration. À la même époque, le gouvernement fédéral avait demandé à Environnement Canada de préparer un mémoire sur les priorités à établir pour le Saint-Laurent. Le ministre fédéral de l’environnement, dans un geste d’éclat, a même révélé publiquement le nom des cinquante entreprises les plus polluantes du Saint-Laurent. Bref, le terrain était fertile pour la première grande entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent.

Plan Saint-Laurent

Depuis 1988, les gouvernements du Canada et du Québec collaborent, sous la forme d’ententes quinquennales, nommées le Plan Saint-Laurent, pour assurer la conservation, la protection et la restauration de l’écosystème du Saint-Laurent.

Première phase (1988-1993)

L’objectif de la première phase était de réduire de 90 % les rejets toxiques des 50 entreprises les plus polluantes. Constituée d’une trentaine de spécialistes en assainissement industriel, une équipe avait le mandat de négocier un plan d’assainissement avec chaque industrie concernée. L’initiative a du succès, car jusqu’alors les entreprises dérogeaient à leurs obligations en raison de la confusion de juridiction entre les deux paliers de gouvernement. Le taux de réduction des rejets toxiques avoisina finalement les 96 %.

Deuxième phase (1993-1998)

La seconde phase s’inscrivait dans la continuité de la première  : 56 nouvelles installations industrielles devaient assainir leurs rejets liquides.

Point tournant du Plan Saint-Laurent, on invite les communautés riveraines à s’impliquer dans la restauration du Fleuve. On donne alors le mandat à Stratégies Saint-Laurent (SSL) de coordonner dix Comités ZIP (zone d’intervention prioritaire) nouvellement créés. Les comités ZIP, soutenus par Environnement Canada, avaient alors comme mandat d’organiser des consultations publiques afin d’atteindre un consensus sur les actions prioritaires à mener dans leur zone respective d’intervention. Ce consensus prenait la forme d’un Plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE).

Troisième phase (1998 – 2003)


Durant le troisième plan quinquennal, le nombre de comités ZIP passe de 10 à 14. Sont également mis sur pied quelques tables de concertation, dont celui sur la navigation. Son mandat était d’harmoniser les pratiques de navigation (commerciale et de plaisance) en tenant compte de la protection des écosystèmes. Grâce au Comité, l’industrie maritime a apporté des changements concrets et durables à ses pratiques.

Est également mis sur pied leprogramme de Suivi de l’état du Saint-Laurent. Ce dernier regroupe six ministères (Environnement Canada, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Pêches et Océans Canada, le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune du Québec, l’Agence Spatiale Canadienne et l’Agence Parcs Canada). Ils mettent désormais en commun leurs connaissances sur l’évolution du fleuve.

Les premiers résultats ont été dévoilés en 2003. Ils révèlent que le Saint-Laurent est en meilleure santé que durant la seconde moitié du XXe siècle, mais que son état est tout de même critique. Quant à lui, le comité de navigation a été mis sur pied en 1998.

Quatrième phase (2005-2010)

La finalité de cette quatrième phase est le projet de Gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL). L’objectif de cette phase est d’élaborer un processus de gestion par concertation et par consensus auquel pourraient prendre part les décideurs, les usagers du Saint-Laurent, la société civile, ainsi que les Premières nations. La …

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Habitats du poisson dans la Grande région de Montréal

La grande région de Montréal abrite de grands herbiers, ainsi que de nombreuses zone de frai, situés entre autres dans les rapides du Saint-Laurent ainsi que dans le Lac Saint-Louis. Ces habitats favorisent la vitalité des eaux du fleuve et il est à noter que les rapides de Sainte-Anne ont été déclarés « sanctuaire de pêche ». Ce statut a pour but de protéger les géniteurs qui se rassemblent en grand nombre dans cette aire de reproduction. On retrouve également la plus importante frayère d’esturgeon jaune au Québec dans la rivière des Prairies, ainsi qu’une des deux frayères connues au Québec de l’alose savoureuse.

En revanche, l’étalement urbain, la création de l’autoroute 132 et du Port de Montréal se sont réalisés au détriment des milieux humides et des herbiers aquatiques nécessaire à la reproduction de nombreuses espèces de poissons. Ainsi le nombre d’espèce est moins élevé dans ces secteurs.

Frayères

PhotoDe nombreuses frayères se retrouvent sur tout le territoire d’Accès Fleuve / Comité ZIP Ville-Marie. Dans le secteur du lac Saint-Louis, on a recensé six zones de frayères, tandis que 16 frayères ont été identifiées dans les rapides de Lachine, 11 dans le petit bassin de La Prairie et 4 dans la région de Longueuil. Plus précisément, le bassin de la Prairie est une frayère pour les salmonidés et les maskinongés.

Circulation des poissons

Photo

Avec les nombreux aménagements urbains, les poissons ne circulent pas aisément sur le territoire. Tout d’abord, des milliers d’alose savoureuse, un poisson de mer, meurt chaque année en tentant de traverser le barrage sur la rivière des Prairies au niveau de l’île de la Visitation. Pour réduire les dommages, Hydro-Québec arrête les turbines lorsque des groupes de poissons se préparent à franchir l’obstacle. En ce qui concerne le Canal de Lachine et le petit bassin de La Prairie, ce sont les écluses qui bloquent la circulation des poissons.

Ensemencement dans la région de Montréal

Pendant de nombreuses années, le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune a fait de l’ensemencement dans la région de Montréal pour soutenir la pêche, principalement à la truite. Depuis 1994, il est possible pour les municipalités de faire une demande de subvention pour l’ensemencement via le Programme de soutien financier pour l’ensemencement des lacs et des cours d’eau.
Description du programme

Plan d’eau Nb d’espèces Nb de familles Espèces importantes
Lac Saint-Louis 88 24 Perchaude, doré, meunier noir
Fleuve au niveau
de Longueuil
58 23 Perchaude, meunier noir, barbotte brune
Rapides de Lachine 66 23 Perchaude, l’omble de fontaine, le saumon coho, la truite fardée
Canal de Lachine 15
Rivières des Prairies Esturgeon jaune, alose savoureuse
Rivière Saint-Jacques 35
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