Les ruisseaux
Le développement de la région métropolitaine de Montréal a transformé les milieux naturels. Les ruisseaux ont au fil des années été déplacés, canalisés et parfois même remblayés. Malheureusement, la canalisation ou le détournement des ruisseaux favorisent l’érosion. En effet, comme leurs pentes ont souvent été augmenté pour favoriser leur écoulement, les milieux humides ne peuvent plus retenir la matière en suspension. De plus, leur proximité des milieux urbains accélèrent leur dégradation. Même si le débit de ces cours d’eau est négligeable, leur mauvaise qualité a une incidence sur la qualité générale de la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent.
Initié en 1988 et réactivé depuis l’été 2002, le programme RUISSO de la ville de Montréal consiste à analyser la qualité des eaux des ruisseaux et des plans d’eau intérieurs. Plus de 25 ruisseaux et lacs intérieurs sont analysés à plusieurs reprises durant la saison estivale. La qualité bactériologique de l’eau en rive, celle des ruisseaux et des plans d’eau intérieurs s’est également améliorée. La proportion de stations affichant une qualité excellente, bonne ou satisfaisante est passée de 20% à 51 % entre 2006 et 2009.
Il convient d’afficher de la prudence face aux résultats du RSMA. En 2009, « le total des précipitations (410 mm de mai à septembre) a été inférieur à la moyenne des treize dernières années, [...] un été plus normal en 2010, en termes de précipitations et de débits, pourrait bien nous donner un portrait différent de la qualité de nos cours d’eau ». Le même constat est applicable aux ruisseaux et aux plan d’eau intérieurs, où « la proportion des jours d’échantillonnage en temps de pluie a diminué de 35 % en 2008 à 28 % en 2009 ».
Il convient d’afficher de la prudence face aux résultats du RSMA. En 2009, « le total des précipitations (410 mm de mai à septembre) a été inférieur à la moyenne des treize dernières années, [...] un été plus normal en 2010, en termes de précipitations et de débits, pourrait bien nous donner un portrait différent de la qualité de nos cours d’eau ». Le même constat est applicable aux ruisseaux et aux plan d’eau intérieurs, où « la proportion des jours d’échantillonnage en temps de pluie a diminué de 35 % en 2008 à 28 % en 2009 ».