Approvisionnement en eau
Une quarantaine de municipalités, dont la ville de Montréal, ont la chance d’avoir accès à l’eau du Saint-Laurent en abondance. Les infrastructures assurent aux résidants de l’eau potable d’une grande qualité.
Usine de filtration de l’Île de Montréal
Près de 100 % de la population de la région de Montréal est alimentée par les eaux de surface. Seul quelques résidents de l’Île Bizard et de Senneville s’approvisionnent par des puits individuels[1]. Les usines Charles-J. Des Baillets et Atwater sont les deux principales usines de filtration des eaux. Elles approvisionnent 17 arrondissements de la ville de Montréal, ainsi que plusieurs autres villes de l'agglomération. Ces usines alimentent six réservoirs aménagés sur le Mont-Royal, qui desservent par la suite les utilisateurs de l’île. L’usine Charles-J. Des Baillets a une prise d’eau au milieu du Saint-Laurent, tandis que celle d’Atwater approvisionne dans le canal de aqueduc, qui prend son eau également dans le fleuve. Cinq autres usines de filtration se retrouve sur l’île de Montréal, soit celles de Lachine, Dorval, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue et Pierrefonds. Si nous calculons la capacité totale de ces sept usines, nous obtenons 2 942 000 mètres cubes d'eau par jour, soit l’équivalent de près de 800 piscines olympiques[2].
Usine de filtration de la Rive-Sud
Sur la Rive-Sud, la population approvisionne aussi du Saint-Laurent. Il existe trois usines de filtration pour desservir l’ensemble du territoire de l’agglomération de Longueuil. Deux usines sont situées dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil et une dans la ville de Saint-Lambert. La plus grande dessert plus de 250 000 personnes, la deuxième en importance au Québec après celle de la Ville de Montréal. La production maximale quotidienne de ces trois usines combinée est de 325 000 mètres cubes par jour, soit l'équivalent de 130 piscines olympiques[3].
À Candiac, l’usine distribue l’eau à la population de Candiac, Saint-Constant, Delson, Sainte-Catherine, Saint-Philippe et Saint-Mathieu, tandis que la ville de La Prairie possède sa propre usine. Finalement, la population de la réserve de Kahnawake s’approvisionne à une station située sur la réserve. Toutes ces usines puisent leur eau du Saint-Laurent, aucune à partir du petit bassin de La Prairie.
La production d’eau potable
Six étapes sont généralement effectuées pour traiter les eaux du fleuve.
1. Le dégrillage se résume à passer l’eau à travers d’une grille pour retenir les gros débris (poissons, bois, etc).
2. La coagulation-floculation-décantation ou clarification sert à favoriser l’agglomération des particules en suspension afin qu’ils se déposent au fond d’un bassin de décantation. Ces sédiments sont alors évacués dans le réseau d’égouts.
3. Le processus de filtration se réalise dans de grands bassins, où l’eau traverse un lit filtrant. Ce lit filtrant est d’une épaisseur d’un mètre. Il est composé de sable de silice. Cette étape élimine environ 85 % des bactéries et retient les matières en suspension qui se trouvent dans l’eau.
4. L’ozonation ou chloration est un procédé de désinfection qui élimine les virus, plus petits que les bactéries, qui sont encore présent dans l’eau et qui rend les virus inactifs. Cette étape élimine également les odeurs et les goûts.
5. À cette étape, bien que l’eau soit propre à la consommation humaine, il n’est pas possible de l’envoyer dans le réseau de distribution, car elle ne comporte pas de désinfectant résiduel. En effet, comme l’eau peut rester un certain temps dans les conduites, la chloration de l’eau est essentielle pour empêcher la prolifération de bactéries.
6. Un traitement par ultra-violet sera ajouté aux usines Atwater et Des Baillets grâce au projet de mise aux normes et de mise à niveau (MNU) des usines de production d’eau potable du gouvernement du Québec. Cet ajout est intéressant, car il ne nécessite pas de produits chimiques. Grâce aux ondes ultraviolettes, les micro-organismes pathogènes restants seront inactivés; ils ne pourront plus se reproduire.
[1] Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parc, Portrait regional de l’eau, Montréal, [En ligne], http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/regions/region06/06-mtl(suite).htm
[2] Ville de Montréal, Production de l’eau potable, [En ligne], http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6497,54223577&_dad=portal&_schema=PORTAL
[3] Ville de Longueuil, L’eau potable... du fleuve au robinet, [En ligne], http://www.longueuil.ca/vw/asp/gabarits/Gabarit.asp?ID_CATEGORIE=923&ID_MESSAGE=6333&CAT_RAC=7
Une quarantaine de municipalités, dont la ville de Montréal, ont la chance d’avoir accès à l’eau du Saint-Laurent en abondance. Les infrastructures assurent aux résidants de l’eau potable d’une grande qualité.
Usine de filtration de l’Île de Montréal
Près de 100 % de la population de la région de Montréal est alimentée par les eaux de surface. Seul quelques résidents de l’Île Bizard et de Senneville s’approvisionnent par des puits individuels[1]. Les usines Charles-J. Des Baillets et Atwater sont les deux principales usines de filtration des eaux. Elles approvisionnent 17 arrondissements de la ville de Montréal, ainsi que plusieurs autres villes de l'agglomération. Ces usines alimentent six réservoirs aménagés sur le Mont-Royal, qui desservent par la suite les utilisateurs de l’île. L’usine Charles-J. Des Baillets a une prise d’eau au milieu du Saint-Laurent, tandis que celle d’Atwater approvisionne dans le canal de aqueduc, qui prend son eau également dans le fleuve. Cinq autres usines de filtration se retrouve sur l’île de Montréal, soit celles de Lachine, Dorval, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue et Pierrefonds. Si nous calculons la capacité totale de ces sept usines, nous obtenons 2 942 000 mètres cubes d'eau par jour, soit l’équivalent de près de 800 piscines olympiques[2].
Usine de filtration de la Rive-Sud
Sur la Rive-Sud, la population approvisionne aussi du Saint-Laurent. Il existe trois usines de filtration pour desservir l’ensemble du territoire de l’agglomération de Longueuil. Deux usines sont situées dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil et une dans la ville de Saint-Lambert. La plus grande dessert plus de 250 000 personnes, la deuxième en importance au Québec après celle de la Ville de Montréal. La production maximale quotidienne de ces trois usines combinée est de 325 000 mètres cubes par jour, soit l'équivalent de 130 piscines olympiques[3].
À Candiac, l’usine distribue l’eau à la population de Candiac, Saint-Constant, Delson, Sainte-Catherine, Saint-Philippe et Saint-Mathieu, tandis que la ville de La Prairie possède sa propre usine. Finalement, la population de la réserve de Kahnawake s’approvisionne à une station située sur la réserve. Toutes ces usines puisent leur eau du Saint-Laurent, aucune à partir du petit bassin de La Prairie.
La production d’eau potable
Six étapes sont généralement effectuées pour traiter les eaux du fleuve.
1. Le dégrillage se résume à passer l’eau à travers d’une grille pour retenir les gros débris (poissons, bois, etc).
2. La coagulation-floculation-décantation ou clarification sert à favoriser l’agglomération des particules en suspension afin qu’ils se déposent au fond d’un bassin de décantation. Ces sédiments sont alors évacués dans le réseau d’égouts.
3. Le processus de filtration se réalise dans de grands bassins, où l’eau traverse un lit filtrant. Ce lit filtrant est d’une épaisseur d’un mètre. Il est composé de sable de silice. Cette étape élimine environ 85 % des bactéries et retient les matières en suspension qui se trouvent dans l’eau.
4. L’ozonation ou chloration est un procédé de désinfection qui élimine les virus, plus petits que les bactéries, qui sont encore présent dans l’eau et qui rend les virus inactifs. Cette étape élimine également les odeurs et les goûts.
5. À cette étape, bien que l’eau soit propre à la consommation humaine, il n’est pas possible de l’envoyer dans le réseau de distribution, car elle ne comporte pas de désinfectant résiduel. En effet, comme l’eau peut rester un certain temps dans les conduites, la chloration de l’eau est essentielle pour empêcher la prolifération de bactéries.
6. Un traitement par ultra-violet sera ajouté aux usines Atwater et Des Baillets grâce au projet de mise aux normes et de mise à niveau (MNU) des usines de production d’eau potable du gouvernement du Québec. Cet ajout est intéressant, car il ne nécessite pas de produits chimiques. Grâce aux ondes ultraviolettes, les micro-organismes pathogènes restants seront inactivés; ils ne pourront plus se reproduire.
[1] Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parc, Portrait regional de l’eau, Montréal, [En ligne], http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/regions/region06/06-mtl(suite).htm
[2] Ville de Montréal, Production de l’eau potable, [En ligne], http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6497,54223577&_dad=portal&_schema=PORTAL
[3] Ville de Longueuil, L’eau potable... du fleuve au robinet, [En ligne], http://www.longueuil.ca/vw/asp/gabarits/Gabarit.asp?ID_CATEGORIE=923&ID_MESSAGE=6333&CAT_RAC=7