L'accès au fleuve du Grand Montréal
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                                                              • Qualité bactériologique de la Rive-Sud
                                                                • Polluants émergents
                                                                  • Perturbateurs endocriniens
                                                                    • Pollution aquatique
                                                                    • Changements climatiques>
                                                                      • Impacts sur la navigation
                                                                        • Impacts environnementaux
                                                                      • Projets
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                                                                          • Parc de la rivière Saint-Jacques>
                                                                            • Description
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                                                                                                Polluants émergents


                                                                                                Près de 100 000 substances chimiques sont utilisées commercialement aujourd’hui, et il s’en ajoute entre 500 et 1000 chaque année. Actuellement, il est difficile pour les autorités d’effectuer des études exhaustives sur chacune de ces substances, afin de comprendre leur devenir dans l’environnement. Or, une partie de ces molécules de synthèse s’accumulent dans l’environnement et interagissent avec les organismes vivants. Certaines s’accumulent aussi dans la chaîne alimentaire. On définie comme contaminant émergent un composé chimique dont les effets sur les écosystèmes sont encore mal définies. Ils agissent tant aux niveaux biochimique et génétique que physiologique. Ils existent souvent depuis des dizaines années, mais on commence seulement à les étudier. Selon le Portrait global du Saint-Laurent (2008), les contaminants émergents seraient en hausse dans les eaux du fleuve.

                                                                                                Les contaminants émergents sont difficile à étudier, car ils se transforment parfois en composés intermédiaires à la suite de leur décomposition ou de leur bio-transformation. Ces composés intermédiaires sont autant de nouveaux polluants dont les propriétés et les impacts sont différents du composé d’origine. Les antibiotiques, les produits de la nanotechnologie et tous les produits pharmaceutiques et de soins personnels sont des exemples de polluants émergents. Ces polluants, tous comme l’atrazine et les PBDE, en plus d’être possiblement cancérigène seraient des perturbateurs endocriniens On ne connaît toujours pas les effets à long terme sur la santé de ces contaminants.

                                                                                                Depuis les années soixante, l’atrazine est utilisé intensivement comme herbicide pour la culture du maïs et du colza. À partir du mois d'avril jusqu'au début juin, on répand ce produit dans les champs de la région des Grands Lacs, ainsi que dans la plaine du Saint-Laurent. Or, il s’agit d’un pesticide ayant une grande persistance dans l’environnement (plus de 60 semaines)[1]. Contrairement en France où se produit est banni depuis 2003, les groupes agricoles du Québec et de l’Ontario continuent de soutenir son utilisation.

                                                                                                Utilisés depuis les années 70 pour ignifuger différents types de produits polymères, les PBDE se sont amplement répandus dans l’environnement et particulièrement dans le sol et les sédiments d’Amérique du Nord. Il n’y a pas de source naturelle connue aux PBDE. Ces substances sont aussi utilisées dans des adhésifs, scellants et revêtements. Elles présentent des propriétés semblables à celles des BPC : elles s’accumulent dans l’environnement et dans les organismes vivants.  Mondialement, des lois ont été votées pour limiter et éventuellement éliminer ces substances de la production industrielle. Toutefois, de nombreux produits en contiennent et les PBDE continuent de se répandre dans l’environnement.   

                                                                                                L’augmentation des concentrations de PBDE se mesure principalement chez la faune aquatique. Depuis les années 1980, les concentrations de PBDE ont augmenté de[2]  :

                                                                                                ·     10 fois chez les mammifères de l'Arctique;

                                                                                                ·     10 à 100 fois chez les oiseaux aquatiques;

                                                                                                ·     100 à 1 000 fois chez les touladis des Grands Lacs;

                                                                                                ·     1 000 fois chez les bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent


                                                                                                Références

                                                                                                [1] Chimie de l’environnement, p,193
                                                                                                [2] Santé Canada 2007

                                                                                                Create a free website with Weebly