Nidification
Les aires de nidification abondent dans la région. L’aménagement par plusieurs municipalités de nichoirs dans les parc riverains ont d’ailleurs permis d’attirer une variété impressionnante d’oiseaux. Plus de 137 espèces aviaires ont été observées au Lac Saint-louis dans leur habitat de nidification.
Arrêts migratoires
Le Lac Saint-Louis est situé sur la voie de migration atlantique et représente ainsi un secteur privilégié pour les oiseaux, en particulier pour la population de sauvagine qui peut atteindre 50 000 individus en période de migration. Plusieurs milliers d’anatidés sont également facilement observables sur les berges du lac, tel que le canard colvert, le canard noir, la sarcelle à ailes bleues, le canard d’Amérique (anciennement le Canard siffleur d’Amérique). Certains secteurs de la partie nord du lac Saint-Louis sont d’ailleurs protégés en vertu de la Loi québécoise sur la conservation et la mise en valeur de la faune. L’Île Dixie est une petite île au périmètre de 1,6 km est située en aval de l’île Dorval, face à l’embouchure du ruisseau Bouchard. Le secteur est une aire de repos nocturne pour la sauvagine. En fin de journée, un fort contingent d’oiseaux se retrouve dans ce secteur (Lanois et Le Sauteur, 1985).
Canard colvert,Wikimedia commons, Fiskeren
Canard colvert,Wikimedia commons, Fiskeren
Refuge d'oiseaux migrateurs
En 1916, le Canada et les États-Unis ont signé la Convention concernant les oiseaux migrateurs qui oblige les deux pays à protéger les espèces d'oiseaux qui y sont inscrites et leur habitat. La Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs permet au Service canadien de la faune (SCF) d'Environnement Canada de protéger les oiseaux migrateurs, leurs nids et leurs œufs dans les ROM. Aujourd'hui, on compte 92 refuges partout au Canada dont 28 au Québec. Les terres protégées peuvent être des propriétés fédérales, provinciales ou privées.
Le refuge d'oiseaux des Îles de la Couvée
Ce petit refuge de 17 hectares a été créé en 1986. Située à Brossard entre les ponts Champlain et Victoria, il protège une importante colonie de Goélands à bec cerclé situé sur l'île de la Couvée, ainsi que 3 autres îlots artificiels de la voie maritime du Saint-Laurent.
Refuge d'oiseaux migrateurs de l'île aux Hérons
En mai 1611, Samuel de Champlain écrivait en parlant des îles des rapides de Lachine: «Ils nous rapportèrent que passant le saut, ils virent une isle où il y avait si grande quantité de hérons que l’air en es toit tout couvert.» Encore aujourd’hui, les hérons abondent dans ce secteur. Ce refuge de 622 hectares inclut une bonne partie des rapides de Lachine, comprenant les berges du Récréo-parc de Sainte-Catherine, le parc des Rapides de Verdun, une partie de la péninsule de Boquet, un barrage ainsi que l’île Rock (ou île aux Sternes). Il a été créé en 1937 pour protéger particulièrement l’Île-aux-Hérons qui abrite l'héronnière la plus importante au Québec pour le bihoreau gris et la deuxième en importance pour le grand héron. Le refuge comprend également les îles au Diable, aux Chèvres, à Boquet, Les Sept Soeurs ainsi que plusieurs îlots sans nom.
Source: Saint-Laurent Vision 2000
Source: Saint-Laurent Vision 2000
Refuge d'oiseaux migrateur de Senneville
Ce refuge comprend l'arboretum Morgan, une réserve forestière de 245 hectares située sur le Campus Macdonald de l'Université McGill à Sainte-Anne-de-Bellevue. Cette zone est particulièrement importante pour les espèces forestières, tel que les pics et les passereaux en période de nidification. Ce refuge abrite une trentaine d'espèces de mammifères, une vingtaine d'espèces de reptiles et d'amphibiens et plus de 170 espèces d'oiseaux nicheurs et migrateurs.
Les oiseaux
Martin-pêcheur d'Amérique (Megaceryle alcyon)
Cet oiseau est l’une des espèces les plus faciles à observer et à identifier. Il est de la taille d’un pigeon. La femelle est plus colorée que le mâle, ce qui est rare chez les oiseaux. Il se nourrit de petits poissons, soit en se perchant sur une branche et en plongeant tête première dans l’eau ou en volant sur place au-dessus de l’eau, prêt à plonger à tout moment. On retrouve cet oiseau dans divers types d'habitats aquatiques. Il peut fréquenter les lacs, les cours d'eau de montagne, les marais, les rivières, les réservoirs de jardin et les eaux marines calmes.
Mike Baird, Wikimedia Commons
Grand Héron(Ardea herodias)
Le Grand Héron est le plus imposant de tous les échassiers et le plus grand et commun des hérons au Québec et en Amérique du Nord. Il mesure environ 1,20m de haut et entre 1,08 et 1,32 de long. La partie supérieure de son corps est surtout brun grisâtre, sa tête blanche, son ventre rayé blanc et noir et son bec jaunâtre. Le battement de ses ailes est lent et puissant lorsqu’il vole. Il se nourrit principalement de petits poissons, des grenouilles et des gros insectes. Il niche souvent en colonies, appelées héronnières. On peut en observer une sur l’île aux Hérons face au parc des Rapides. De tous les hérons du Canada, le Grand Héron est celui dont l’aire de répartition est la plus vaste. Il se reproduit dans toutes les provinces sauf à Terre-Neuve-et-Labrador. La plupart des Hérons passent l’hiver dans le Sud, ils n’hivernent au Canada que sur la côte de la Colombie-Britannique et dans certaines parties des provinces Maritimes.
Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis)
Sa population est très abondante en raison de sa capacité surprenante à s’adapter pour nicher. Il connaît justement en ce moment une explosion démographique sur tout le continent, ce qui pose divers problèmes. Ils passent de nombreux mois chaque année au Canada, les habitants des villes les voient le plus souvent d’août à octobre. L’adulte est de taille moyenne, mesurant 45cm du bec à l’extrémité de la queue. Sa tête, son cou, ses parties inférieures et sa queue sont blanches et ses ailes grises. Au bout de son bec jaune se retrouve un anneau noir. Son alimentation est variée, comprenant vers de terre, souris, jeunes oiseaux et divers contributions des déjeuners des écoliers !
Sterne pierregarin (Sterna hirundo)
Pour différencier la Sterne pierregarin d’autres Sternes, il faut regarder son bec, ses pattes, la forme de sa queue et son allure. Son bec est ses pattes sont rouges. Elle se nourrit de petits poissons qu’elle capture en plongeant dans l’eau de manière spectaculaire. Ses habitats sont divers, on la retrouve aussi bien sur les zones côtières qu’à l’intérieur des terres (dans les rivières et les lacs). Elles nichent plus particulièrement à proximité de l’île aux hérons.
Andreas Trepte, Wikimedia Commons
Carouge à épaulette(Agelaius phoeniceus)
Le mâle est facilement identifiable en raison de son plumage noir brillant
et sa large tâche rouge orangé sur les épaules. La femelle ressemble à un grand
moineau, ayant des parties supérieures de couleur brune et des parties
inférieures fortement striées. Cet oiseau
est omnivore, il mange une grande quantité de végétaux en automne et pendant
la période hivernale et une majorité de matières animales pendant la période de
reproduction. Il s’agit d’une espèce d’oiseau qui est très adaptable. On peut le
retrouver soit dans les marais ou parmi les hautes terres qui possèdent des
champs humides avec des massifs d’arbustes ou des lisières de zones boisées. La
période de nidification commence au début du printemps et se poursuit jusqu’au
milieu de l’été.
Linda Tanner, Wikimedia Commons
Linda Tanner, Wikimedia Commons