Impacts sur la navigation
Réalisée en 2005, la première étude sur les impacts des changements climatiques sur le transport maritime du fleuve Saint-Laurent[1] stipule que, si l’année 2050 est une année où les précipitations sont inférieures à la moyenne, des mesures devront être prises pour pallier la baisse du niveau du fleuve, notamment par la construction de digues et le réaménagement de la voie maritime. Selon certains scénarios du centre Ouranos, jusqu’à 24% de l’apport des eaux des Grands Lacs et 8 % de la rivière des Outaouais pourrait disparaître à la hauteur de Montréal dans les années 2050[2]. Dans la région de Montréal, la baisse pourrait donc atteindre 1m sous le zéro des cartes maritimes[3]. Des investissements de plusieurs millions sont à prévoir pour faire des travaux d’ajustements à la voie maritime. En effet, le débit est primordial pour la rentabilité de la voie maritime : pour une baisse de 30 cm du niveau du fleuve, un navire doit réduire sa charge de 2 000 tonnes environ pour ne pas toucher le fond[4].
Afin de pallier une éventuelle réduction des débits, la CMI a rédigé en mai 2006 l'Étude des niveaux d'eau dans le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent. Trois plan d’action y sont présentés, trois scénarios à forte dominance économique. En résumé, en été, le niveau doit être assez haut pour permettre la navigation des bateaux et en hiver, il doit être suffisant pour permettre la production d'hydroélectricité.
Références
[1] D’Arcy, P., J.F. Bibeault, R. Raffa. Changements climatiques et transport maritime sur le Saint-Laurent. Étude exploratoire d'options d'adaptation, Réalisé pour le Comité de concertation navigation de Plan d’action Saint-laurent, 2005, p.114, accessible à http://www.ouranos.ca/media/publication/21_Rapport_Darcy_eau_2005.pdf
[2] Ibid, p.11,
[3] D'Arcy P., Bibeault J-F., Raffa R., Changements climatiques et transport maritime sur le Saint-Laurent. Étude exploratoire d'options d'adaptation. fiche projet 2008, p.1.
[4] Ibid, section « Le niveau de l’eau du Saint-Laurent »