Les plans d'eau montréalais
Quelques chiffres
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Hydrologie
Grâce en partie à cet immense fleuve qu’est le Saint-Laurent, les Québécois disposent chaque année d'environ 135 000 m3 d'eau par personne, ce qui correspond à huit fois la moyenne mondiale. Au niveau de Montréal, l’eau du Saint-Laurent provient à 80% des Grands Lacs et à 16% de la rivière des Outaouais. Lors de certaines crues printanières, la rivière des Outaouais peut même contribuer jusqu'à 50% du débit du fleuve. Les eaux des Grands Lacs, dites « eaux vertes », sont plus minéralisées et contiennent moins de matières en suspension que celles de la rivière des Outaouais, dites « eaux brunes ». Les premières s’écoulent principalement dans la Voie maritime et près de la rive sud, alors que les eaux de la rivières des Outaouais se jettent principalement dans le lac Saint-Louis, le lac des Deux Montagnes, puis dans la rivière des Prairies et des Mille-Îles. Une zone de mélange dite « eaux mixtes » s’étend de l’île Perrot jusqu’à l’entrée des rapides de Lachine. Au sud de l’île Perrot cette zone porte le nom de gyre du lac Saint-Louis. Finalement, les eaux des rivières Châteauguay, St-Jacques, de la Tortue et Saint-Régis s’écoulent le long de la rive sud et sont diluées dans les eaux vertes des Grands Lacs. Ce n’est que sous l’influence des marées, à la hauteur de Québec, que ces masses d’eau se mélangent complètement.
Contrôle des débits
À l’état naturel, le débit du Saint-Laurent variait considérablement lors des crues printanières et lors d’averses, menaçant ainsi les villes riveraines à chaque printemps. Désormais, le débit du fleuve est savamment contrôler. Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent, un conseil composé de dix personnes provenant en proportion égale du Canada et des États-Unis, est l’organisme responsable de la régularisation des débits d’eau de la section internationale du Saint-Laurent. Au moyen des barrages, le conseil ajuste quotidiennement les niveaux d'eau des Grands Lacs et du Saint-Laurent dans le but de maintenir un savant équilibre entre les besoins en aval et ceux en amont.
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Les bassins de La Prairie
Tout comme le lac Saint-Louis, les bassins de La Prairie forment un élargissement peu profond du Saint-Laurent au sud-ouest de Montréal. Sans tributaire, ils reçoivent la majeure partie des eaux du lac Saint-Louis via les rapides de Lachine. Une digue continue, construite pour les besoins de la Voie maritime, isole les eaux du Petit Bassin de celles du Grand Bassin de La Prairie. Le Petit Bassin de La Prairie débute à l’embouchure de la rivière Saint-Régis à l’écluse de Sainte-Catherine et se termine à la pointe sud de l’île Notre-Dame à l’écluse de Saint-Lambert. Ses eaux proviennent à 95 % du lac Saint-Louis alors que les rivières Saint-Régis, de la Tortue et Saint-Jacques contribuent à 5 % du débit. Quant à lui, le Grand Bassin débute aux rapides de Lachine et se termine au niveau des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.
Le chenal de la Voie maritime
Le canal de la Voie maritime (aussi appelé le canal de la Rive-Sud) permet de contourner les rapides de Lachine en longeant la rive entre Kahnawake et Longueuil. Le chenal est délimité par un chapelet d’îlots artificiels. Les niveaux d’eau y sont contrôlés par la Corporation de gestion de la voie maritime. Des écluses, à Sainte-Catherine et à Saint-Lambert, permettent aux navires de franchir le dénivelé dans ce tronçon du fleuve Saint-Laurent. Deux minicentrales hydroélectriques privées ont été érigées à chacune de ces écluses. Le chenal est délimité par un chapelet d’îlots artificiels. Les niveaux d’eau y sont contrôlés par la Corporation de gestion de la voie maritime. Le débit y est d'environ 200m3/s



