Gestion des eaux usées à Montréal
Fondé en 1998, le Comité permanent de suivi des eaux usées de Montréal a pour objectif d’éliminer les surverses sur l’île de Montréal et le rejet d’eaux usées dans le fleuve. Le Comité maintient aussi une veille sur tout ce qui touche les eaux usées, tel que la désinfection des eaux de la station d’épuration de Montréal et le cadre réglementaire. Il est coordonné conjointement par le Comité ZIP Jacques-Cartier et le Comité ZIP Ville-Marie. Il se rencontre une fois tous les trois mois.
Dès le départ, c’est la mise sur pied d’un programme de dépistage des raccordements croisés pour identifier les quartiers fautifs qui préoccupe particulièrement ce comité. En effet, bien que la majorité du réseau à Montréal soit unitaire (2/3), une partie du réseau est de type séparatif. À cause d’erreurs humaines, on note dans ce type de réseau la présence de raccordements qui déversent les eaux usées dans le réseau pluvial plutôt que dans le réseau des égouts et vice versa. L’eau usée déversée ainsi dans le réseau fluvial s’achemine sans traitement au fleuve contribuant grandement à la dégradation de la qualité de l’eau et du potentiel récréotouristique de Montréal. Parallèlement, le Comité ZIP mène une campagne de sensibilisation à cette problématique.
Les surverses des eaux usées en temps de pluie occupent également le comité. Les intervenants y discutent de différents moyens pouvant réduire l’occurrence des surverses et le volume des déversement dans le Saint-Laurent et la rivière des Prairies. Pour remédier à ce problème, la ville de Montréal construira quatre nouveaux bassins de rétention entre 2011 et 2015
Finalement, le Comité maintient une veille sur les progrès du projet de désinfection des eaux de la station d’épuration de Montréal. Par ailleurs, les premiers appels d’offres pour la construction d’ici 2016 d’un système de désinfection à l’ozone ont été lancés par la Ville de Montréal.
Plusieurs organismes y participent :
Description
Les cours d'eau ceinturant l'île de Montréal constituent un patrimoine écologique d'une richesse inestimable qui fait l'envie de nombreuses grandes villes à travers le monde. Ils offrent aussi à l'ensemble de la population un immense potentiel d'activités récréatives.
Depuis la mise en opération des ouvrages d'assainissement montréalais, la salubrité de l'eau en berges s'est graduellement améliorée et s'approche des objectifs fixés pour les activités de baignade.
Or, les eaux de débordement provenant d'égouts collecteurs unitaires, en temps d'orage, ainsi que les mauvais raccordements au réseau d'égouts séparatifs et de plus, des fosses septiques mal entretenues sont les sources de contamination qui affectent encore et toujours la qualité de nos milieux aquatiques.
Ces eaux de débordement entraînent des quantités importantes de contaminants dans nos cours d'eau, notamment des microorganismes indésirables (virus, bactéries, etc.), des débris flottants, des matières en suspension et des rejets d'eaux usées industrielles (métaux lourds, etc.). Ces rejets affectent la qualité de l'eau en rives et limitent grandement le recouvrement des usages des cours d'eau qui ceinturent Montréal. Nous devons dès maintenant envisager des interventions additionnelles pour éliminer la pollution des cours d'eau autour de l'île de Montréal.
Des solutions existent à l'échelle des arrondissements pour éliminer les rejets en temps sec, par exemple l'élimination des raccordements croisés entre les réseaux pluviaux et domestiques et la construction de bassins de rétention des eaux de ruissellement lors de fortes pluies. Les décideurs doivent maintenant passer à l'action avec des mesures de recouvrement des usages et ainsi améliorer la qualité de l'eau et la qualité de vie des citoyens.
Dans ce contexte, des citoyens ont inscrit la problématique des eaux usées à titre d'action prioritaire au Plan d'action du Comité ZIP Ville-Marie. Depuis 1997 et sur l'initiative des deux Comités ZIP métropolitains (Zones d'intervention prioritaire Ville-Marie et Jacques-Cartier) et du Comité permanent de suivi des eaux usées sur le territoire de Montréal, une démarche a été entreprise en vue d'éliminer les rejets d'eaux usées non traitées.
Dès le départ, c’est la mise sur pied d’un programme de dépistage des raccordements croisés pour identifier les quartiers fautifs qui préoccupe particulièrement ce comité. En effet, bien que la majorité du réseau à Montréal soit unitaire (2/3), une partie du réseau est de type séparatif. À cause d’erreurs humaines, on note dans ce type de réseau la présence de raccordements qui déversent les eaux usées dans le réseau pluvial plutôt que dans le réseau des égouts et vice versa. L’eau usée déversée ainsi dans le réseau fluvial s’achemine sans traitement au fleuve contribuant grandement à la dégradation de la qualité de l’eau et du potentiel récréotouristique de Montréal. Parallèlement, le Comité ZIP mène une campagne de sensibilisation à cette problématique.
Les surverses des eaux usées en temps de pluie occupent également le comité. Les intervenants y discutent de différents moyens pouvant réduire l’occurrence des surverses et le volume des déversement dans le Saint-Laurent et la rivière des Prairies. Pour remédier à ce problème, la ville de Montréal construira quatre nouveaux bassins de rétention entre 2011 et 2015
Finalement, le Comité maintient une veille sur les progrès du projet de désinfection des eaux de la station d’épuration de Montréal. Par ailleurs, les premiers appels d’offres pour la construction d’ici 2016 d’un système de désinfection à l’ozone ont été lancés par la Ville de Montréal.
Plusieurs organismes y participent :
- Comité ZIP des Seigneuries
- Association industrielle de l’Est de Montréal
- Communauté métropolitaine de Montréal
- Conférence régionale des élus de Montréal
- Conseil régional de l’environnement de Montréal
- Environnement Canada
- MAMROT
- MDDEP
- STOP
- Union Saint-Laurent Grands Lacs
- Ville de Montréal
Description
Les cours d'eau ceinturant l'île de Montréal constituent un patrimoine écologique d'une richesse inestimable qui fait l'envie de nombreuses grandes villes à travers le monde. Ils offrent aussi à l'ensemble de la population un immense potentiel d'activités récréatives.
Depuis la mise en opération des ouvrages d'assainissement montréalais, la salubrité de l'eau en berges s'est graduellement améliorée et s'approche des objectifs fixés pour les activités de baignade.
Or, les eaux de débordement provenant d'égouts collecteurs unitaires, en temps d'orage, ainsi que les mauvais raccordements au réseau d'égouts séparatifs et de plus, des fosses septiques mal entretenues sont les sources de contamination qui affectent encore et toujours la qualité de nos milieux aquatiques.
Ces eaux de débordement entraînent des quantités importantes de contaminants dans nos cours d'eau, notamment des microorganismes indésirables (virus, bactéries, etc.), des débris flottants, des matières en suspension et des rejets d'eaux usées industrielles (métaux lourds, etc.). Ces rejets affectent la qualité de l'eau en rives et limitent grandement le recouvrement des usages des cours d'eau qui ceinturent Montréal. Nous devons dès maintenant envisager des interventions additionnelles pour éliminer la pollution des cours d'eau autour de l'île de Montréal.
Des solutions existent à l'échelle des arrondissements pour éliminer les rejets en temps sec, par exemple l'élimination des raccordements croisés entre les réseaux pluviaux et domestiques et la construction de bassins de rétention des eaux de ruissellement lors de fortes pluies. Les décideurs doivent maintenant passer à l'action avec des mesures de recouvrement des usages et ainsi améliorer la qualité de l'eau et la qualité de vie des citoyens.
Dans ce contexte, des citoyens ont inscrit la problématique des eaux usées à titre d'action prioritaire au Plan d'action du Comité ZIP Ville-Marie. Depuis 1997 et sur l'initiative des deux Comités ZIP métropolitains (Zones d'intervention prioritaire Ville-Marie et Jacques-Cartier) et du Comité permanent de suivi des eaux usées sur le territoire de Montréal, une démarche a été entreprise en vue d'éliminer les rejets d'eaux usées non traitées.